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Résumé

Le soir des funérailles de son père, Noun coupe le son des psalmodies du Coran qui accompagnent la cérémonie. L'acte provoque un scandale dans sa famille.
Noun décide de s'enfermer à double tour avec son père. L'occasion pour nous de découvrir leur histoire.
Au fil des évocations, Noun quitte le paradis perdu de son adolescence, de ses révoltes pour se confronter à une société qui interdit à la femme l'exercice de la parole, du rêve et de la révolte.

Je suis née à Beyrouth.

Enfant, j'ai connu la ville de toutes les libertés, de tous les rêves.
Adolescente, j'ai vécu dans la ville de toutes les guerres, les massacres et la folie.
Femme, j'y ai connu le vertige du sexe et de la drogue.

J'ai vécu la liberté insensée que procure la guerre. Dans cette pièce, je raconte ma vraie histoire, celle d'une femme, du Liban, d'Orient qui découvre que la liberté des femmes leur coûte parfois la peau.

Darina Al Joundi

Enfant de toutes les guerres du Liban, Darina al Joundi a brûlé son enfance et sa jeunesse à Beyrouth, ville de tous les excès qui abuse de la mort comme de l’amour.

Ville aussi de toutes les illusions, derrière ses façades réelles de liberté, de révolte, de fêtes et de beuveries, se cache une société conservatrice à l’affût du moindre écart de chaque individu.

Beyrouth est une ville de l’exhibition où l’on ne survit que si l’on se dérobe au regard des autres.
Darina a traversé, à son corps défendant, les nuits de Beyrouth, elle a vécu de près et dans sa propre chair l’exclusion dont peut faire preuve cette société conservatrice et féodale qui n’hésite pas à exclure et à bannir quiconque enfreint l’espace du religieux.
Surtout quand la liberté est prise par une femme, sachant que la femme reste une langue étrangère dans le monde arabe.

Au Liban, on peut s’affranchir de tout sauf de Dieu. Darina al Joundi a fait cette expérience des limites.

Elle en ressort, brûlée mais libre, avec ce texte de feu et de folie.