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À l'âge de de 8 ans elle a commencée à jouer. Depuis elle ne cesse de passer devant et derrière la caméra. Malgré les années de guerre, ses ambitions ne se sont pas limitées au Liban, elle a travaillée dans tout le monde arabe et dans des co-productions Arabo-européennes. Elle est passée du théâtre à la télévision, de la radio au cinéma.
Sa passion pour le cinéma l’a emmenée dans une expérience de promotion d’un cinéma différant au Moyen-Orient, grâce à sa participation dans la boîte de distribution et de production - Crystal films.
Mais surtout elle reste une comédienne qui se cherche. |

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Alain Timar
Ses origines judéo-hispano-hongroises le destinaient aux voyages. Pourtant il vit et travaille depuis vingt ans dans la ville de son adolescence : Avignon, où en 1983 il crée le Théâtre des Halles : 23 ans déjà…..
Mais Alain Timar n'en est pas moins un nomade. Quelques dates : en 1989, il met en scène en Hongrie et en hongrois Rhinocéros, de Ionesco, un roumain francophone. Plus tard ce sera Il funambulo de Jean Genet, au Festival de Palerme. Puis cap sur Abidjan à l'écoute des Monologues d'or et noces d'argent de Sony Labou Tansi. En 2004, ce Babel qui a vu le jour au Royame d'Elvis Presley. En 2005, une nouvelle vision des Chaises de Ionesco à Washington, dans une version et une distribution américaines. Et en 2006, En attendant Godot de Beckett, en tagalog, à Manille aux Philippines...
Alain Timar a été nommé Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres en janvier 2003
Le créateur, le responsable de lieu attire notre attention au delà les frontières. Il est le premier, en France, à s'emparer d'un texte de Gao Xingjian, sept ans avant que ce chinois citoyen français ne décroche le Prix Nobel de littérature. Il confie Godot à des acteurs africains, s'attache à la parole caribéenne de Dambury et Chamoiseau. Il n'ignore pas les auteurs français : Duras, Novarina ou Bourdieu dont la Misère du monde se fond en un cri de rage et de juste révolte.
De même que ses installations plastiques figurent des environnements, les mises en scène de Timar constituent autant de périples à travers des mondes intérieurs : le labyrinthe infini du Procès de Kafka ou la spirale douloureuse dans laquelle s'engage la femme abandonnée de Au bord de la vie. Lorsqu'il ne donne pas corps à des fantasmes, le dramaturge éclaire des raisonnements. Il s'agit alors de rendre prégnante, lumineuse la théorie des nouvelles dominations énoncée par L'inventaire d'une mélancolie ou de matérialiser l'effroi du petit Albert Cohen, confronté pour la première fois à la haine inexplicable (Ô vous, frères humains).
Au sein de son théâtre, le plasticien implante des dispositifs qui associent lumière, peinture, sculpture. Des musiciens participent souvent à l'atmosphère, insufflent une rythmique, donnent des réparties. Chaque élément agit comme un indice, un repère, une balise, dans le cheminement entrepris.
Au spectateur de frayer sa route, de percevoir le pourquoi de l'univers qui se construit devant lui. De la rigueur émerge la clarté. L'organisation précise se heurte (La grande roue) ou éclaire les sinuosités de l'esprit (Le livre de ma mère). L'émotion s'enracine dans l'esthétique mais se développe dans l'incarnation. L'interprète habite, l'acteur anime, l'homme règne dans l'espace, tantôt s'y perdant, parfois s'y diluant, souvent le torpillant avec l'énergie rageuse de la rébellion ou la vitalité caustique de clowns ingérables.
Ordonnateur scrupuleux du conceptuel et du sensuel, Alain Timar creuse un chemin discret, entre le personnel et l'universel, l'introspection intime et la vision politique. Une voie parsemée d'aventures comme méthodique autant d'appels à la découverte et à la vigilance. |